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En salle de bain, une applique se choisit sur un chiffre avant de se choisir sur un style. L'indice de protection décide de l'endroit où vous avez le droit de la poser. La règle tient en deux lignes, IP44 à partir du volume 2, soit 60 cm du bord de la baignoire ou de la douche, et IP65 en volume 1, au-dessus de la cuve. Vient ensuite la position, et c'est là que la plupart des installations ratent : une applique au-dessus du miroir crée une ombre sous les yeux, deux appliques verticales de part et d'autre la suppriment. Complétez avec les miroirs de salle de bain, les interrupteurs et les prises électriques.
L'indice IP se lit en deux chiffres. Le premier concerne les corps solides, le second l'eau. C'est le second qui compte en salle de bain.
| Volume | Où c'est | Indice minimum |
|---|---|---|
| Volume 0 | Intérieur de la baignoire ou du receveur de douche | IPX7, très basse tension |
| Volume 1 | Au-dessus de la cuve, jusqu'à 2,25 m | IPX5, soit IP65 en pratique |
| Volume 2 | 60 cm autour du volume 1 | IPX4, soit IP44 en pratique |
| Hors volume | Au-delà | IP20 accepté, aucune contrainte |
Le chiffre à retenir est 60 cm. C'est la distance qui sépare le volume 1 du volume 2, et c'est elle qui décide entre IP65 et IP44 pour l'immense majorité des poses.
Une applique murale posée à côté du miroir, au-dessus du lavabo, se trouve presque toujours hors volume ou en volume 2. IP44 suffit. Une applique au-dessus d'une baignoire demande IP65, et ce sont deux gammes différentes.
Le détail des volumes et des règles de la norme NF C 15-100 est traité dans notre guide sur les indices IP et les volumes de protection.
| Type | Ce qu'il apporte | Indice conseillé |
|---|---|---|
| Réglette au-dessus du miroir | Éclairage large et discret | IP44 |
| Applique verticale latérale | Le meilleur rendu du visage | IP44 |
| Applique orientable | Un faisceau dirigeable | IP44 |
| Hublot mural | Robuste et étanche, style industriel | IP65 |
| Applique à abat-jour en verre opalin | Lumière diffuse et douce, sans éblouissement | IP44 |
| Applique décorative sur mur libre | Ambiance uniquement | IP20 hors volume |
La réglette est le format le plus vendu, et le moins performant sur le visage. Elle éclaire large et sans ombre portée sur le mur, mais depuis le haut, ce qui crée exactement l'ombre que l'on cherche à supprimer.
L'abat-jour en verre opalin mérite d'être connu. Il diffuse la lumière au lieu de la projeter, ce qui supprime l'éblouissement quand l'applique se trouve dans le champ de vision, à côté d'un miroir par exemple.
La position décide de la qualité de l'éclairage bien plus que la puissance de l'ampoule.
| Position | Ce qu'elle éclaire | Verdict |
|---|---|---|
| Deux appliques latérales | Le visage sans aucune ombre | Le meilleur rendu possible |
| Une applique au-dessus du miroir | Le haut du visage, ombre sous les yeux | Acceptable, pas idéal |
| Applique orientable près du lavabo | Une zone précise, ajustable | Bon complément |
| Applique décorative sur mur libre | L'ambiance | Complément, jamais l'éclairage principal |
Applique latérale : à hauteur de visage, environ 160 à 170 cm du sol fini.
Écartement entre deux latérales : 70 à 90 cm, de part et d'autre du miroir.
Applique au-dessus du miroir : 15 à 20 cm au-dessus du bord haut.
Distance minimale au point d'eau : 60 cm pour rester en volume 2.
Deux appliques verticales valent mieux qu'une horizontale, et cela n'a rien à voir avec le budget. Une source unique au-dessus projette une ombre sous les arcades, sous le nez et sous le menton. Deux sources à hauteur de visage les annulent mutuellement. C'est le principe des loges de théâtre, parfois appelé effet studio beauté.
Une salle de bain correctement éclairée ne repose jamais sur une source unique. Trois niveaux se superposent, et chacun a sa fonction.
Le montage minimal viable est plafonnier plus deux appliques latérales. En dessous, il manque toujours quelque chose : soit la pièce est sombre, soit le visage est mal éclairé.
La température de couleur se mesure en kelvins, et elle décide de ce que vous voyez dans le miroir.
| Température | Rendu | Usage |
|---|---|---|
| 2700 K, blanc chaud | Chaleureux, jaunit nettement le teint | Ambiance uniquement |
| 3000 K, blanc chaud neutre | Flatteur, légèrement réchauffé | Le bon compromis si la pièce sert aussi à la détente |
| 4000 K, blanc neutre | Fidèle aux couleurs réelles de la peau | Maquillage, rasage, soins du visage |
| 6000 K et plus, blanc froid | Clinique, durcit les traits | À éviter en salle de bain |
Entre 3000 et 4000 K, le débat est légitime. Le 3000 K est plus flatteur et plus chaleureux, il convient si la salle de bain sert aussi de pièce de détente. Le 4000 K est plus fidèle, et c'est celui qu'il faut pour se maquiller sans mauvaise surprise une fois dehors.
Un maquillage réalisé sous un blanc chaud paraîtra différent à la lumière du jour. C'est la plainte la plus fréquente sur les éclairages de salle de bain, et elle n'a rien à voir avec la puissance.
La même règle vaut pour les miroirs éclairés, détaillée dans notre gamme de miroirs de salle de bain.
Éclairage général : 200 à 300 lumens par mètre carré.
Zone miroir : 400 lumens par mètre carré, deux fois plus que le reste.
Une applique latérale : 300 à 500 lumens chacune, soit 5 à 8 W en LED.
Indice de rendu des couleurs : IRC supérieur à 90 pour un rendu fidèle.
L'IRC est le critère invisible qui change tout. Deux ampoules de même puissance et de même température peuvent rendre les couleurs très différemment. En dessous de 80, la peau paraît terne et les rouges s'écrasent. Au-dessus de 90, le rendu est fidèle. L'information figure sur l'emballage, en petits caractères.
Le variateur mérite aussi d'être envisagé. Il permet de passer d'un éclairage franc le matin à une lumière douce le soir, sans changer d'appareil. Vérifiez que le modèle est annoncé compatible variateur, une LED intégrée non prévue pour cela clignote ou refuse de démarrer.
Deux familles, et le choix engage pour dix ans.
Le culot classique reste le choix rationnel si vous voulez pouvoir ajuster la lumière après coup. Une LED intégrée à 3000 K restera à 3000 K, sans recours possible.
Accordez la finition à celle de votre robinetterie, pas à celle du meuble. Chrome avec chrome, noir mat avec noir mat, doré brossé avec doré brossé. C'est la règle qui vaut pour tous les éléments métalliques de la pièce.
Alimentation : sur boîte de connexion, jamais sur une prise.
Sortie de câble : à positionner avant le carrelage.
Classe I : raccordement de la terre obligatoire.
Classe II : double isolation, pas de terre à raccorder.
La sortie de câble se décide avant le carrelage. Une fois le mur fini, la déplacer suppose une saignée. Repérez la position exacte sur le gabarit de pose du modèle choisi, avant de faire poser la faïence.
Si aucune alimentation n'existe à l'endroit voulu, deux options honnêtes : faire tirer une ligne par un électricien, ou choisir un modèle rechargeable, qui existe en applique décorative mais rarement en éclairage fonctionnel.
La cote de pose des commandes suit les mêmes règles que le reste de l'appareillage, détaillée dans notre guide sur la hauteur des interrupteurs et des prises.
Ne percez jamais en percussion sur du carrelage. La percussion fait éclater l'émail et fissure le carreau, parfois en diagonale sur toute sa longueur.
IP44 minimum en volume 2, à partir de 60 cm du bord de la baignoire ou de la douche. IP65 en volume 1, au-dessus de la cuve. Hors volume, IP20 est accepté et aucune contrainte particulière ne s'applique.
Deux appliques latérales à hauteur de visage, 160 à 170 cm du sol, avec 70 à 90 cm d'écartement de part et d'autre du miroir. C'est le seul montage qui supprime les ombres sous les yeux et sous le menton.
4000 K pour un rendu fidèle des couleurs de peau, 3000 K si la salle de bain sert aussi de pièce de détente. Évitez le 2700 K qui jaunit le teint et le 6000 K qui durcit les traits.
300 à 500 lumens par applique, soit 5 à 8 W en LED. Comptez 400 lumens par mètre carré sur la zone miroir, deux fois plus que sur le reste de la pièce. Vérifiez aussi l'IRC, qui doit dépasser 90.
La LED intégrée offre un design plus fin et un meilleur rendement, mais quand elle lâche c'est toute l'applique qui se remplace. Un culot G9, E14 ou E27 permet de changer l'ampoule et d'ajuster la température après coup.
La réglette au-dessus du miroir, l'applique verticale latérale qui offre le meilleur rendu du visage, l'orientable à faisceau dirigeable, le hublot mural en IP65, l'abat-jour en verre opalin qui diffuse sans éblouir, et la décorative hors volume.
Non. Elle se raccorde sur une boîte de connexion, et la sortie de câble doit être positionnée avant le carrelage. Une prise n'est de toute façon pas admise dans les volumes de protection.
Oui. Une salle de bain correctement éclairée superpose trois niveaux : l'éclairage général au plafond, l'éclairage fonctionnel des appliques du miroir, et l'ambiance. Le montage minimal viable est un plafonnier plus deux appliques latérales.
L'applique se pose avant le carrelage, puisque la sortie de câble doit être percée à l'avance. Elle se décide donc en même temps que le reste de l'équipement, que vous retrouvez dans tout l'univers salle de bain.